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Catéchèse (P 2017)

 

A qui s'adresse le caté?

Il s'adresse à des enfants à partir de 7ans. Avant, il existe pour les enfants de 3 à 7 ans des rencontres d'éveil à la foi. Mais il existe aussi des rencontres pour les ados et les adultes.

Enfants de CE1

les enfants de CE1 découvrent Jésus en famille et en équipes caté à partir du parcours "Dieu fait pour nous des merveilles"

Enfants de CE2 - CM1 - CM2

Les enfants de CE2 - CM1 - CM2 continuent

leur cheminement à travers les modules "Nathanael":

L'itinéraire proposé articule une découverte en équipe, un partage en famille et un vécu en paroisse avec les messes avec les familles.

 

 

Je ne suis pas pratiquant mais mon enfant va au caté

Parmi les 17,5 % d'enfants catéchisés en France, certains ont des parents non croyants, mais qui tiennent à ce que leurs enfants soient catéchisés.

De nos jours seuls 5 % des Français vont à la messe régulièrement, affirment les sondages. Comme la pratique de la messe dominicale, celle du catéchisme a fortement diminué depuis les années 1970, mais elle s'élève toujours à 17,5 % chez les 8-11 ans. L'heure de la "fin de la civilisation paroissiale" a beau avoir sonné en France, selon le mot des sociologues, le "caté" n'en reste donc pas moins un volet non négligeable de l'éducation, même pour certaines familles éloignées de l'Église : 10 % des enfants catéchisés à Paris ne sont pas baptisés.

Plus que la volonté de voir son enfant "nourrir sa vie intérieure", c'est la promesse "d'acquérir de bonnes valeurs" qui, semble pousser la plupart de ces parents à se tourner vers le catéchisme. « Respecter les autres, savoir vivre en communauté, ne pas voler ni mentir » énumère François Rosario, père de famille de 42 ans résident dans les Yvelines. « Même si je ne crois plus en Dieu aujourd'hui, mon éducation chrétienne a fait de moi ce que je suis, et je veux transmettre cela à mes enfants. » Outre les "valeurs", ces parents ont le souci d'apporter à leurs enfants une culture personnelle et la conscience de leur "identité chrétienne". « Par les temps qui courent je ne veux pas que mes enfants grandissent dans un flou artistique en ce qui concerne la religion » poursuit François. « Ils risqueraient d'être endoctrinés par des gens mal intentionnés. » À mots à peine couverts, la peur de l'islam transparaît dans les propos de nombreuses familles.

Si François garde un bon souvenir de ses années caté, Mélanie CICUREL a regretté que ses parents, bien que catholiques, ne l'y aient pas inscrite durant son enfance. Alors que sa fille Alicia, qui vient d'entrer en CM2, a manifesté, il y a deux ans, le désir de « connaître l'histoire de Jésus ». Mélanie l'a inscrite au caté, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine); « Je veux qu'elle soit libre de choisir. À 10 ans, elle est très curieuse et commence à avoir sa propre opinion, même si elle va aussi au caté pour être avec ses copains. » Mais pour Mélanie, faute de pratique et de culture religieuse, ces questions restent délicates à aborder à la maison. « Je ne suis pas à l'aise pour lui parler de ces choses-là, alors je laisse les personnes du catéchisme s'en charger. » « Ces parents pressentent qu'au caté leur enfant pourra mettre du sens derrière les questions auxquelles eux n'ont pas de réponse simples » avance Isabelle MOREL, directrice adjointe de l'Institut supérieur de la pastorale catéchétique (ISPC) à la Catho de Paris. « Ils délèguent en quelque sorte les questions religieuses à la catéchèse. »

Dans l'Église, certains le déplorent, assurant qu'il est nécessaire aussi chez soi, de créer un espace de parole avec ses enfants autour de ces sujets. « Confiner le religieux à la sphère de l'intime, cela fabrique des catholiques silencieux » affirme le Père Etienne GRIEU, jésuite, président du Centre Sèvres.

« En plus, avoir ce type de discussion peut jouer un rôle structurant pour la famille » Pour les catéchistes, c'est une question récurrente : comment aider ces parents non pratiquants à accompagner leurs enfants dans leurs questionnements spirituels ?

Rita CORNU, qui a été longtemps catéchiste à Valenciennes (Nord) a toujours fait preuve d'une délicatesse particulière pour ces parents, soucieuse de les accueillir sans qu'ils se sentent contraints. « À la fin des réunions de parents, je proposais un temps de prière, mais j'attendais toujours un peu pour que ceux qui n'avaient pas envie de rester puissent sortir, prétextant un autre rendez-vous ou des achats urgents. »

Cependant, observe Pauline DAWANCE, directrice du Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat à la Conférence des évêques de France, ces parents manifestent plus souvent de l'intérêt que du rejet. « Les Français aiment l'histoire et sont généralement demandeurs d'explications, même d'ordre culturel, sur les Églises et sur la Bible. »

Il semblerait d'ailleurs que beaucoup aient encore une image assez scolaire du catéchisme, parlant volontiers de "cours de caté".

Pourtant, depuis le Texte national pour l'orientation de la catéchèse en France, datant de 2005, il ne s'agit plus seulement de connaître le contenu de la foi chrétienne, mais surtout d'apprendre aux enfants à vivre et à agir en chrétiens.

Vivre en chrétien, le fils d'Anne MARECHAL-BOURDELLE semble bien décidé à le faire. Aujourd'hui âgé de 13 ans, il a toujours été scolarisé dans le privé à Rouen, où il a par conséquent suivi le catéchisme.

Or un jour, lors d'une messe dans un cadre scolaire, Anne et son mari ont découvert avec surprise que leur fils "priait et chantait". L'interrogeant à ce sujet, ils ont même appris que "prier lui faisait du bien » et qu'il avait la foi .

Pourtant il connaît mon point de vue sur la religion, précise sa mère qui n'a jamais cru en Dieu, tandis que son mari n'aborde pas ces questions.

Je pensais que les enfants prenaient le même chemin que leurs parents sur ces choses-là. Mais je me suis dit qu'il fallait que je pense au bien-être de mon fils, plutôt qu'à mes propres convictions. On s'aime suffisamment fort pour accepter nos différences.

Comme preuve de son amour "au delà des différences", Anne a prévu de s'impliquer personnellement dans la préparation au baptême de son fils, à Pâques prochain. Même sans être croyante, elle trouve que Pâques est « une belle date pour un baptême ». Et il lui semble "naturel' de se réjouir pour lui et de faire en sorte qu'il ait une belle fête.

Pour d'autres parents, enfin, le goût de leur enfant pour questions spirituelles marque le début d'un regain d'intérêt personnel de s'impliquer personnellement dans la préparation au baptême de sor fils, à Pâques prochain. Même sans être croyante, elle trouve que Pâques est « une belle date pour ur baptême ». Et il lui semble "naturel' de se réjouir pour lui et de faire er sorte qu'il ait une belle fête.

Pour d'autres parents, enfin, le goût de leur enfant pour questions spirituelles marque le début d'ur regain d'intérêt personnel

C'est le cas de Katia qui tient un bar dans la commune du Lion-d'Angers (Maine-et-Loire). Son activité professionnelle l'empêche d'assister à la messe dominicale.

En plus, la pratique religieuse assidue de son enfance, sous la contrainte parentale, l'avait lassée. « Mais depuis que Tom va au caté, j'ai la foi qui revient» explique-t-elle sans ambages. « Le fait d'en parler avec lui, avec les autres parents du caté d'avoir assisté à son baptême, à sa communion et à sa profession de foi, ça fait comme une piqûre de rappel. Si j'avais plus de temps, je retournerais à l'église. »

Chaque matin, dans la cuisine de son bar, elle allume désormais une bougie pour la Vierge qu'elle laisse brûler la journée.

Mélinée LE PRIOL, du journal « La Croix »