Présence des frères du Sacré Coeur — Ensemble Paroissial Saint-Joseph en Velay

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Présence des frères du Sacré Coeur

 

 

1842-2022 

180 ans de présence

 

Avant que la Troisième République ne rende l’instruction primaire obligatoire, beaucoup de communes en lien avec les paroisses avaient demandé à différentes congrégations religieuses d’hommes et de femmes de venir ouvrir une école. Ce projet avait toujours  le même but qu’on peut résumer par les mots :

 " instruire, éduquer, évangéliser ".

Notre fondateur, le Père André Coindre disait à ses frères qu’ils devaient préparer leurs élèves à devenir de bons sujets ( c’était en 1821, au temps de la royauté ) de bons pères de famille et de bons chrétiens.

 

 24 Sigolénois sont devenus frères du Sacré-Coeur. Parmi eux, citons le frère  Jean Marie Faugier, frère Athanase, 1822 – 1904.  A 24 ans , il avait été envoyé avec quatre autres frères, aux Etats-Unis. Il y vécut jusqu’à sa mort. Solide physiquement, doué intellectuellement, homme de foi et de coeur, le frère Athanase  a laissé le souvenir de quelqu’un de « remarquable » comme l’écrit son biographe. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit resté le supérieur des frères aux Etats-Unis durant 35 ans. On peut encore ajouter qu’en 1872, il introduisit les frères au Canada.

 Plus près de nous, on peut citer le frère Jean Déléage 1937 – 2003. Un confrère a dit de lui :

« Quand je pense à Jean, des mots comme : pionnier d’attaque, intrépidité, contestataire me viennent à l’esprit. »

Jean en a donné la mesure en Afrique où il a passé une grande partie de sa vie : au Zaïre, en Guinée, au Mali, en Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, on compte trois frères originaires de Sainte Sigolène :  Jacques Guillaumond et Jean Roure : tous deux ont été Provincial des frères du Sacré Coeur  de France et Albert Samuel qui vit en Cote d’Ivoire.

 

Environ 150 frères sont passés par Sainte Sigolène pour un temps plus ou moins long. Parmi eux, on retiendra le frère Paulinus  La localité a gardé longtemps le souvenir de ce religieux popularisé sous le nom de « frère la béquille » Une jambe paralysée l’obligeait à faire usage de deux béquilles «  qu’il manoeuvrait avec une telle vivacité qu’on les aurait crues greffées sur sa personne. » a écrit son chroniqueur. Si le souvenir du frère Paulinus  a perduré longtemps cela tient aux trente années passées comme directeur et à sa forte personnalité.

 

 En 1903, le frère Paulinus fut remplacé par Monsieur Gérenton  ( frère Gaston) comme on disait depuis la loi de 1904 qui interdisait l’enseignement aux membres des congrégations religieuses. Il restera 19 ans directeur jusqu’à sa mort en 1922. C’est le seul frère qui est enterré au cimetière de Sainte Sigolène.

 

En 1930 arriva à Sainte Sigolène Monsieur Almes qui dirigea l’école durant 21 ans. Celles et ceux qui l’ont connu  en parlent avec une grande estime et beaucoup de sympathie.

 

En 1984, le frère Jean Bonnet quitte le collège après 12 années de présence. Il aura été le dernier frère, directeur du collège Sacré-Coeur. Depuis la mixité (1968,1969 ) les frères ont la direction du collège et les sœurs de Saint Joseph celle de l’école primaire.

 

Frère Joannès Moulin et moi avons écrit le dernier chapitre de cette longue histoire. Retraités de l’enseignement nous avons poursuivi notre engagement dans la paroisse ou au foot.  Cet été, nous rejoindrons deux frères à Saint Just Malmont pour former une communauté nouvelle.

 Ici ou ailleurs et quelle que soit notre activité, religieuses et religieux, notre vocation est d’être signe de la présence de Dieu sur cette terre en vivant l’évangile en communauté.                                                                                                                  

Frère Marcel Célarier